La Semaine sainte
L'église et les textes
Que commémorons nous cette semaine ? Sur la Gauche : une croix du seizième siècle représente le Christ qui souffre. On pourrait mettre l'accent sur "l'agonie du Christ" par exemple dans le jardin de Gethsémani.

En revanche, à droite, on voit le Christ pantocrator ou tout puissant, ressuscité ...

Notre salut dépend de la mort du Christ, de sa passivité et de son inactivité imposée par l'arrêt et des événements qui suivent. Nous avons considéré cette inactivité comme un aspect essentiel de la Passion.  

Il n'y a pas de solution correcte ou simple. Les deux aspects seraient constitutifs de notre théologie et de notre prière. Tout être humain adulte a connu la souffrance mais un être humain adulte qui n'avait connu que la souffrance serait incomplet comme l'humoriste sans relâche serait incomplet.

On s'interroge parce que l'interprétation de la dernière semaine de la vie de Jésus est compliquée. La perception "classique" souligne la souffrance, et le Christ souffre. Mais ce n'est pas tout. Pour l'étudiant des textes et du contexte l'interprétation équilibrée de la souffrance, de l'attente et du pouvoir du Christ exprime l'harmonie et la similitude des événements du salut du monde avec la vie et l'expérience humaines.   
Réconcilier les évangiles tels quels n'est pas facile :
Dans la tradition des évangiles "synoptiques" de Mathieu, de Marc et de Luc, le Christ est crucifié et le monde est dans l'obscurité de la sixième heure (midi) jusqu'à la neuvième heure, tandis que d'après l'évangile selon St Jean,  Pilate ne prononce la condamnation de Jésus  que  la « sixième heure (Jn 19,14) »,
C'est à noter qu'il n'y a pas de Cène "eucharistique" dans l'évangile de St Jean.
Tous le contes affirment le la Crucifixion avait lieu de vendredi.
Dans les évangiles synoptiques nous remarquons un problème de chronologie interne :
Le Sanhédrin trouve des témoins faux bien qu'ils ne soient pas d'accord
Le Sanhedrin se réunit une deuxième fois le lendemain (Marc xv:1)
Jésus apparaît devant Pilate
Mar xv:6 sqq. Pilate fait appel aux Juifs par rapport à la Libération de Barabbas
La flagellation
La procession au site de la Crucifixion - Jesus est mort avant la neuvième heure
On doit ajouter :
Une deuxième réunion du Sanhedrin dans les vingt-quatre heures pour condamner un homme était interdite
La rapidité des procès juridiques devant le Grand Prêtre et devant Pilate est improbable étant donnés les délais habituels d'un procès.
Une résolution est possible.  
La méditation de dévotion ou la réflexion pieuse, engage le paradoxe spirituel du Christ tout puissant qui souffre car l'amour et la compassion de Dieu manifestés par son fils incorporent le heilsgeschichte déjà mentionné. Pourtant la prière n'est pas qu'affective car the Christianisme est  historique. Les événements racontés dans les évangiles ont eu lieu. Il faut investiguer le texte pour mieux connaître le Jésus de l'histoire. En outre le résolution de quelques contradictions élucide quelques perceptions historiques.  
1. Les Évangiles
2. la pratique juridique
3. la chronologie interne
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