Lors d’une session des hommes renommés, (les invités) au rassemblement du concile de la communauté, quand (Dieu) engendre le Messie avec eux : le grand prêtre de toute la congrégation d’Israël entrera, avec tous ses frères, (les fils) d’Aaron, le prêtres appelés à l’assemblée, les renommés, et ils prendront place devant lui (chacun selon sa dignité.) Enfin (le Messie) d’Israël rentrera et les chefs des milliers d’Israël prendront place devant lui, chacun selon sa dignité, selon son rang dans leurs camps et selon leurs marches … Et (quand) ils se rassemblent à la table de la communauté ou pour boire (le vin nouveau) et la table est préparée et le vin nouveau est mélangé (personne n’étendra sa main) envers le pain frais ou envers le vin nouveau avant le prêtre, car c’est lui qui bénit le pain nouveau et le vin nouveau avant le prêtre et qui étend sa main vers le pain. Ensuite le Messie d’Israël étendra sa main vers le pain. Plus tard le Messie d’Israël étendra sa main vers le pain. (Enfin ils béniront la congrégation de la communauté, chacun selon sa dignité. Selon ce précepte, on agira à chaque repas quand dix hommes au moins se sont rassemblés.
1Qsa 2:11–22. (La règle de la Congrégation.)
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Dans son livre The Founder of Christianity le théologien anglais C. H. Dodd mentionne les meubles intellectuels (the mental furniture) de l'époque de Jésus. Un aspect important serait l'apocalyptique (αποκαλυψις) ou révélation de la fin des temps. On attendait un jugement final quand le fils de l'homme ou le Messie (re)viendra pour juger le monde, ou même dans certaines traditions les vivants et les morts. Dans le Nouveau Testament nous trouvons le ùot "royaume" βασιλεια. Le Messie (l'oint de Dieu) aurait un rôle. Dans les manuscrits de la mer Morte ou même dans les liturgies de la communauté, un banquet célébrerait ce royaume.
St Paul (I Cor 4:13) était peut-être déçu car la fin n'était pas arrivée. On pourrait proposer que la transformation réalisée par la résurrection du Christ était présagée par le "repas des cinq milles" quand Jésus rendait grâce (ευχαριστεω) avant de rompre le les pains. On vous invite à réfléchir compte tenu des meules intellectuels de l'époque. Question : Quelles implications pour notre interprétation nu Nouveau Testament ? 
ou même
Le royaume déjà présent ou pour l'avenir ? Il n'y a pas de réponse correcte mais le vie du Christ (l'Incarnation) transforme la condition humaine.
Le Royaume de Dieu :
présent ou futur ?
Les "meubles intellectuels"
Lambert Lombard c.xvi Jésus nourrit la foule.
La guerre était celle des fils de la lumière contre les fils de l'obscurité - une bataille finale entre les forces du bien et du mal. En lisant tous les textes mentionnées dans ces trois pages il faut se rendre compte des différences des perceptions de l'époque du Nouveau Testament ou de l'Empire romain et des gens de nos jours. Pour les philosophes, sans une méthode scientifique comme la nôtre les mots étaient un moyen d'exprimer ou d'analyser la vérité.

En citant Daniel nous constatons que les Juifs se comprenaient comme le peuple choisi. Ils seraient justifiés à la fin des temps. Cependant ils étaient témoins des vérités ultimes et religieuses. Comme la langue française conserve les genres de la plupart des mots latins, notre histoire et notre culture conservent des idées gréco-romaines et judéo-chrétiennes. Comme fidèles nous estimons la tradition chrétienne et comme êtres humains nous estimons la tradition philosophique qui nous est transmise à travers les siècles 
La fidélité n'exclut pas l'évolution de la tradition. Pour ces pages les modalités de l'évolution sont toujours intéressantes. Nous n'avons que les textes rédigés à travers les siècles. Parce que nous connaissons les langues anciennes nous comprenons le raisonnement. En revanche les meubles intellectuels du premier siècle n'appartiennent pas à notre réalité. Pourtant,  nous ne pouvons pas échapper au passé, car le passé est le berceau d'une fois partagée à travers les siècles.

Les lecteurs de ce site remarqueront une certaine critique des paroisses ... Ce n'est pas que nous rejetions le ministère paroissial, mais nous pensions qu'il faut partager une analyse raisonnée et raisonnable de la tradition. On n'est pas féru de la simplification des perceptions spirituelles ou même conceptuelles.

Nous espérons que cette analyse illumine les textes. Ces derniers sont toujours fondamentaux comme, par exemple, les œuvres d'Aristote, mais une lecture littérale ou mal informée serait trompeuse. A suivre