La Fraternité de St Vincent de Lérins
ou
fides quaerens intellectum
St Vincent de Lérins est mort vers 445 de notre ère. On dirait qu'il était sémi-pélagien. St Pélage était britannique. Il soulignait la responsabilité ou même le potentiel humain. 
Son adversaire, St Augustin, mettait l'accent sur la dépendance absolue. L'humanité pécheresse dépend de Dieu par raison de l'impuissance.
Aujourd'hui le rancœur du débat est surprenant.

   La responsabilité serait un aspect de la dignité humaine
   Nous sommes en mesure de faire nos jugements et nos décisions.
   Nous sommes responsables de nos erreurs ou dignes de nos réussites.
   Nous avons des défaillances dont nous ne sommes pas coupables, et des capacités que nous ne méritons pas.

Notre choix de patron comporte des responsabilités morales sans culpabilisation mal conçue.  
Nous sommes citoyens d'une Europe plurielle. Un point de départ serait l'expérience spirituelle qui provoque une réflexion afin d'expliquer et ordonner sa profondeur mystérieuse.  
Il y a des spiritualités au pluriel. Donc les religions doivent co-exister en liberté avec le respect mutuel. C'est à dire que la réflexion inductive qui prend, comme point de départ, l'expérience vécue serait valable. Etre Chrétien, c'est faire un choix. En revanche être Chrétien, c'est accepter la révélation, par exemple les écritures ... 
De plus il y a des spiritualités religieuses .... soutenues ou exprimées par les offices, les liturgies ou par une règle monastique, par exemple celle de St Benoît.
Une spiritualité métaphysique comporte des questions ultimes : de la création, de l'existence, du sens de la vie... Elle n'est pas uniquement chrétienne, mais elle n'est pas excluse par le Christianisme non plus. 
Anselme, qui était Abbé du Bec et Archevêque de Cantorbéry, faisait la présomption que tout se passe à l’intérieur de la foi. La religion et la théologie ne peuvent être comprises qu'ils soient accompagnées de la foi. La foi qui comprend le croyance en l’existence de Dieu. Par la suite une compréhension intellectuelle de ce qu'on croit serait possible. Ce raisonnement dépend de la foi, mais la raison est concomitante avec le foi.