APOLLON.
Ô les plus abominables des bêtes détestées des dieux ! On peut rompre des chaînes ; il y a un remède à cela, et d'innombrables moyens de s'en délivrer ; mais quand la poussière a bu le sang d'un homme mort, il ne peut plus se relever. Mon père n'a point enseigné d'incantations pour ceci, lui qui, au-dessus et au-dessous de la terre, ordonne et fait rouler toutes choses, et dont les forces sont toujours les mêmes. (Apollon était le fils de Zeus)
LE CHŒUR DES EUMÉNIDES.
Comment donc défendras-tu l'innocence de cet homme ? Vois ! après avoir répandu le sang de sa mère, son propre sang, pourra-t-il habiter dans Argos la demeure de son père ? A quels autels publics sacrifiera-t-il ? quelle phratrie lui donnera place à ses libations ?
APOLLON.
Je dirai ceci ; vois si je parle bien. Ce n'est pas la mère qui engendre celui qu'on nomme son fils ; elle n'est que la nourrice du germe récent. C'est celui qui agit qui engendre. La mère reçoit ce germe, et elle le conserve, s'il plaît aux dieux. Voici la preuve de mes paroles : on peut être père sans qu'il y ait de mère. La fille de Zeus Olympien m'en est ici témoin. Elle n'a point été nourrie dans les ténèbres de la matrice, car aucune déesse n'aurait pu produire un tel enfant. Pour moi, Pallas, et entre autres choses, je grandirai ta ville et ton peuple. J'ai envoyé ce suppliant dans ta demeure, afin qu'il te soit dévoué en tout temps. Accepte-le pour allié, ô déesse, lui et ses descendants, et que ceux-ci te gardent éternellement leur foi !
  1. La pensée grecque ne pourrait jamais accepter le principe de la résurrection.
  2. On croyait que la mère recevait le germe pour "l'incuber," (sans transmettre grande chose.)
  3. Donc la naissance de Jésus d'une Vierge exprime le concept du Fils de Dieu.


Ca fait quarante ans (ou plus) que l'ouvrage "Jésus le Juif" de Vermes est sorti. Lors d'un entretien avec Henry Chadwick à la radio on proposait que l'argument que les titres de Jésus était déjà connus, qu'ils n'étaient pas spéciaux, Chadwick a répondu que l'inspiration des apôtres et des disciples était réelle, sinon l'église n'existerait pas. 
La Résurrection reste unique, mystérieuse et réelle. Sa réalité s'authentifie dans l'expérience de la foi, mais elle n'était pas qu'un fantasme bien que Jésus soit arrivé parmi les disciples quand les portes étaient fermées (των θυρων κεκλεισμενων). .

Paradoxalement la prière comporte une réflexion sur le mystère alors que nous avons du mal à vivre avec l'incompréhensible. Pourtant il faut "réconcilier" la réalité spirituelle en affirmant les faits historiques.

Pour l'indice : la providence de Dieu est plus évident a posteriori qu'à  l'avenir. 
Le développement du Christianisme est surprenant.
La résurrection incroyable, impossible ou même absurde de Jésus apporterait des fruits imprévus ...

En revanche, les premiers convertis, c'est à-dire  les Chrétiens des premiers jours, ont réagit  avec le  développement d'un système cohérent qui préfigurait le système doctrinal. Toutefois nous trouvons des doctrines "embryonnaires" dans les premiers textes chrétiens. Voir par exemple l'Epitre aux Philippiens chapitre ii

5Comportez-vous ainsi entre vous, comme on le fait en Jésus Christ : 6lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. 7Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme, 8il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix. 9C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, 10afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, 11et que toute langue confesse que le Seigneur, c’est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père.

Le passage semble exprimer le concept de la Trinité.
Le contexte des Eumenides : Agamemnon, roi d'Argos, est revenu de la guerre de Troie. Son épouse, Clytemnestre, l'avait assassiné dans le baignoire. Leur fils, à son tour, avait assassiné sa mère Clytemnestre. Le dieu Apollon prend sa part. Il y a deux aspects : la femme était moins important que l'homme car l'enfant venait de don père. De plus le concept de la résurrection était impensable, un ressuscité devrait retourner à son cercueil ! 
Cette carte des voyages de St Paul comporte les cités grecques où il y avait de communautés chrétiennes, des églises. Les épitres de St Paul était écrites pour ces communautés éparpillées dans l'empire romain. Les réussites missionnaires improbables des premiers Chrétiens ainsi que le développement chrétien ailleurs, par exemple en Afrique du nord, représentent les Pâques après le jour de Pâques plutôt que l'apogée le jour de Pâques.
Les Pâques après le Jour de Pâques

Jésus vit toujours
Les idées chrétiennes
Les difficultés contextuelles