En assistant au jeu de la Passion à Oberammergau on a remarqué que la Résurrection était le moment le moins intéressant.
La Présentation est excellente, en 1970 par exemple le chagrin de Judas était émouvant. La dramatisation "catholique" et traditionnelle présente les derniers jours de la vie de Jésus, avec le conflit,  la souffrance et l'incompréhension des disciples.
Quant à la résurrection, elle est la douche froide inévitable. Le jour de Pâques, avec sa promesse de la vie éternelle n'est ni la vie éternelle ni les pâques vécues.
La Passion comme le spectacle d'Oberammergau termine avec le début !
Le Christ ressuscité est le Christ vivant. L'église primitive avec sa croissance et son développement à travers l'empire romain s'inspire de la vie du Christ ressuscité et toujours vivant.
Par le passé on discutait la réalité de la résurrection - sa crédibilité même. C'était une erreur. Maintenant on s'intéresse à la réception du message par la société de l'époque. Le texte biblique (ci-dessous) est celui du discours de St Paul à Athènes, à l'Aréopage, c'est-à-dire l'autel du dieu inconnu. L'idée philosophique semble être partagée jusqu'à ce que St Paul dise que le Christ est ressuscité. On va le discuter plus tard !  
22 Debout au milieu de l’Aréopage, Paul prit la parole : « Athéniens, je vous considère à tous égards comme des hommes presque trop religieux. 23Quand je parcours vos rues, mon regard se porte en effet souvent sur vos monuments sacrés et j’ai découvert entre autres un autel qui portait cette inscription : “Au dieu inconnu”. Ce que vous vénérez ainsi sans le connaître, c’est ce que je viens, moi, vous annoncer. 24 Le Dieu qui a créé l’univers et tout ce qui s’y trouve, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des temples construits par la main des hommes 25 et son service non plus ne demande pas de mains humaines, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et le souffle, et tout le reste.
26« A partir d’un seul il a créé tous les peuples pour habiter toute la surface de la terre, il a défini des temps fixes et tracé les limites de l’habitat des hommes : 27 c’était pour qu’ils cherchent Dieu ; peut-être pourraient-ils le découvrir en tâtonnant, lui qui, en réalité, n’est pas loin de chacun de nous.
28« Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être, comme l’ont dit certains de vos poètes : “Car nous sommes de sa race.”
29« Alors, puisque nous sommes la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité ressemble à de l’or, de l’argent, ou du marbre, sculpture de l’art et de l’imagination de l’homme. 30 Et voici que Dieu, sans tenir compte de ces temps d’ignorance, annonce maintenant aux hommes que tous et partout ont à se convertir. 31Il a en effet fixé un jour où il doit juger le monde avec justice par l’homme qu’il a désigné, comme il en a donné la garantie à tous en le ressuscitant d’entre les morts. »
32Au mot de « résurrection des morts », les uns se moquaient, d’autres déclarèrent : « Nous t’entendrons là-dessus une autre fois. » 33 C’est ainsi que Paul les quitta. 34 Certains pourtant s’étaient attachés à lui et étaient devenus croyants : parmi eux il y avait Denys l’Aréopagite, une femme nommée Damaris, et d’autres encore.

Pâques
Actes xvii