L'interprétation des textes
La lecture des textes bibliques n'est pas tout à fait simple. Rudolph Bultmann, Professeur de la Théolgie à Marburg en Allemagne proposait la "démythologisation." Les conséquences sont bien expliquées par Dennis Nineham dans un livre anglais The Use and Abuse of the Bible. On fait une présomption que le langage du lointain passé ne serait pas compréhensible aujourd'hui. Comme exemple il propose une personne dans le coma "guérie" par une boisson sucrée dont les anciens n'auraient pas de connaissance. Le  point de vue est raisonnable , mais l'explication des "mythes" ne résout pas tous les aspects de l'interprétation biblique, car la foi entame une réflexion spirituelle. L'interprétation des premiers siècles s'entremêle avec la pratique à travers les siècles.
La Bible est fondamentale mais il faut l'apprécier et l'interpréter.
Nous avons déjà mentionné le fondamentalisme et le littéralisme. La Bible est fondamentale parce qu'elle est la principale source et la norme du Christianisme mais :
Certains croyants  sont mépris par 'interprétation  littérale.
La lecture de dévotion des textes est subtile
Le  littéralisme confond les idées et  la connaissance de plusieurs époques

La vérité reste à découvrir :
Les anciens n'avaient pas "notre" science empirique mais
Ils avaient  la philosophie et Ils pesaient leurs mots :  par exemple :
Le Christ est le verbe ou le λογος.qui s'est fait chair (Jean i:14)
L'évangile de St Jean interprétait les événements  dans un contexte.
Nous avons mentionné des antécédents contextuels, par exemple  le banquet messianique ou les repas de Qumran qui étaient contemporains.
Dans un contexte chrétien La Didachè ou l'enseignement (des XII apôtres) était rédigée vers la fin du 1er ou le début du 2ème siècles. Elle comporte une liturgie pour l'eucharistie. C'est à noter que le calice précède le pain  et que l'eucharistie n'est que pour les baptisés.
La Didachè cpt. 9.
Au sujet de l’eucharistie, rendez grâce ainsi. D’abord pour le calice : nous te remercions, ô notre Père, pour la sainte vigne de David ton serviteur, que tu nous as révélée par Jésus ton serviteur. À toi la gloire pour les siècles !
Puis, pour le pain rompu : nous te remercions, ô notre Père, pour la vie et la connaissance, que tu nous a révélées par Jésus ton serviteur. À toi la gloire pour les siècles !
Comme ce pain rompu, autrefois disséminé sur les montagnes, a été recueilli pour devenir un, qu’ainsi ton Eglise soit rassemblée des extrémités de la terre dans ton royaume. Car c'est à toi qu'appartiennent la gloire et la puissance par Jésus-Christ pour les siècles !
Que personne ne mange et ne boive de votre eucharistie, si ce n’est les baptisés au nom du Seigneur, car c’est à ce sujet que le Seigneur a dit : ne donnez pas ce qui est saint aux chiens.

Suivi de
Après vous être rassasiés, remerciez ainsi : Nous te remercions, Père saint, pour ton saint nom que tu as fait habiter dans nos cœurs, et pour la connaissance, la foi et l’immortalité que tu nous a révélées par Jésus ton serviteur. À toi la gloire pour les siècles !
Le quatrième évangile
La date de la rédaction du IVème évangile est incertaine. Le chapitre que nous lisons comprend des matériels très primitifs, comme le calendrier de Qumran (peut-être), bien que  le lac de Tibériade, pourrait implique une date vers la fin du premier siècle quand le Tibériade était bien établi. En tous cas c'est probable que la version finale de l'évangile incorpore les idées, les pratiques et les croyances d'une communauté qui évoluait dans la foi avec l'influences de la pratique ou même des idées de la société ambiante.  

Des pages pour mieux comprendre les textes
Comprendre les textes de la Bible
Jean chapitre VI
L'interprétation stylisée dans l'église de notre époque - à ne pas confondre avec l'église du premier siècle !
La Didachè (Διδαχη) se dit "Enseignement" en français.
On disait "L'enseignement des douze Apôtres" en avouant une autorité improbable. Le document est très ancien. La Didachè est citée par Saint Irénée (évêque de Lyons mais Smyrnéen), , Clément d'Alexandrie, Athanase, Origène et d'autres pères de l'église. Elle était découverte dans le palais de Phanar à Istanbul (Constantinople) en 1873, bien ce son existence par le passé fût connue. 

La citation à droite représente une liturgie eucharistique vers le fin du premier siècle. Les ipsissima verba (par exemple le texte de l'épitre de St Paul,I Corinthiens 11:23 sqq.) n'étaient pas encore normatif, et la coupe précède le le pain rompu.  Ceux qui s'intéressent à une étude approfondie pourraient consulter Luc 22: 14-23. Mais il y aura un explication éventuelle dans ce site.
Le texte ci contre à droite est un indice de la pratique des premiers Chrétiens.

Le site du Phanar ou la Didachè était trouvée.
Donc on doit
Interpreter le texte, comprendre le document ou le livre biblique, s'intéresser aux documents contemporains et utiliser la Bible comme source et norme